Le pétrole dans le monde - Exposé

Pétrole

Prix pétrole
Puits de pétrole

Le pétrole est l'énergie la plus utilisée sur Terre. Mais depuis un bon nombre d'années, de nombreux scientifiques ont tiré la sonnette d'alarme en indiquant que la Terre ne pourrait bientot plus fournir cette source d'énergie.
La question que l'on pourrait se poser est de savoir si notre société peut véritablement se passer du pétrole. Selon certains économistes, les réserves totales de pétrole de notre planète s'élevaient á l'origine á 2000 milliards de barils. Selon les estimations, 900 milliards de barils auraient déjá été utilisés.
Par conséquent, si l'on se base sur ces chiffres, il nous resterait encore des réserves pour 40 ans de consommation. Mais la nature est faite de telle maniÀre que plus nous arrivons á la fin des réserves de pétrole, plus il est difficile de l'extraire. Ainsi, de nombreux scientifiques ont estimé qu'il ne nous restait plus que quelques dizaines d'années avant d'épuiser nos réserves. Pour d'autres, les réserves sont déjá totalement épuisées.

I. Le pétrole et sa disparition progressive
Le pétrole est un liquide bitumeux d'origine naturelle formé de plusieurs composés chimiques organiques. On le trouve en grandes quantités sous la surface de la terre ; il est utilisé comme carburant et comme matière première dans l'industrie chimique. Le pétrole et ses dérivés sont utilisés dans la production de médicaments et d'engrais, de produits alimentaires, de plastiques, de matériaux de construction, de peintures et de vetements, ainsi que dans la production électrique.
Les conséquences de la disparition du pétrole sur les économies
Si des astronomes annonçaient qu'un astéroïde géant se dirigeait vers la Terre et devait s'écraser avant, disons, 2015, cela ferait la une des journaux. On en parlerait tous les jours, l'assemblée générale de l'ONU serait convoquée et toute la société ferait des plans pour survivre. Si, par contre, on tente d'expliquer que le pétrole va bientôt manquer, personne ne réagit....Trovez-vous cela logique?
Tout le monde dit qu'il y a encore assez de réserves pour 40 ou 50 ans. Qu'en est-il en réalité?
La réponse à cette question dépend en fait de la personne à laquelle on la pose. Pour de nombreux économistes, il n'y a pas vraiment de problème fondamental. Bien sûr, des prix élevés sont mauvais pour l'économie, mais ils permettront d'exploiter des gisements qui ne sont pas rentables pour l'instant et ils stimuleront la recherche dans des sources d'énergie alternative. Certains pensent même que les ressources sont virtuellement illimitées, et que la recherche et la loi du marché sont capables de faire croître les réserves plus rapidement que les dépenses. Ces économistes sont si nombreux qu'on leur a même donné un nom: on les appelle les "économistes de la Terre plate". Pour ces personnes, la loi du marché est une vraie loi, au même niveau que les lois de la physique, et elle est capable de résoudre à elle seule tous les problèmes que peut rencontrer la société. Ils pensent que l'énergie à la même valeur que les différentes matières premières, alors quelle est en fait la condition nécessaire à l'obtention d'autres ressources (y compris l'énergie elle même). Ils pensent que l'économie "crée des richesses", alors qu'elle ne fait que transformer les matières premières et que, sans énergie, il n'y a tout simplement plus d'économie.
Quand des économistes discourent à la télé et qu'entre deux sujets (le chômage, le prix des matières premières, etc), ils évoquent les difficultés que font peser sur l'économie les prix du pétrôle, ils n'ont pas raison. Le pétrole n'est pas un problème. Le pétrole est le problème.

1.La fin de l'or noir approche
Annoncée depuis des années, la fin du pétrole se profile cette fois distinctement à l’horizon. Certes, la dernière goutte d’or noir n’est pas sur le point d’être extraite : même si les chiffres doivent être manipulés avec précaution, il reste l’équivalent de quarante années de réserves à exploiter au rythme actuel de consommation, selon les compagnies pétrolières et l’Agence internationale de l’énergie. Mais il y a d’ores et déjà un problème de débit : alors que l’exploitation du pétrole a depuis ses origines été caractérisée par un surplus de capacités de production, l’offre peine désormais à suivre la demande.
Il faut dire que la consommation mondiale de pétrole s’est accrue de 160 % depuis 1965. Elle est aujourd’hui tirée en particulier par l’essor de la Chine, responsable à elle seule de 30 % de la hausse de la demande mondiale depuis quinze ans. Et les projections sur la consommation future ne laissent pas espérer de véritable inflexion. Les compagnies pétrolières ne restent pas totalement inertes, même si la hausse du prix du pétrole qui gonfle leurs profits ne les incite guère à investir. Elles exploitent de plus en plus de gisements de pétrole dit « non conventionnel » : huiles lourdes, sables asphaltiques, etc. Mais la production supplémentaire qu’on peut en attendre ne devrait pas repousser beaucoup les échéances.
On se rapproche en effet de ce que les géologues appellent le pic de production : le moment où la moitié des ressources de pétrole disponibles dans le monde auront été extraites. A partir de ce moment, la production baisse inexorablement jusqu’à l’épuisement final, pendant que les coûts de production explosent. Ce qui signifie que le choc pétrolier ultime fera sentir ses effets bien avant la fin des réserves elles-mêmes.

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Dernières infos :
vendredi 2 mai 2008,
Bolivie
Morales reprend le contrôle du pétrole bolivien
LEXPRESS.fr
Le président bolivien Evo Morales a annoncé ce jeudi soir plusieurs mesures visant à rendre à l'Etat le contrôle de secteurs économiques comme les hydrocarbures et les télécommunications, dans le cadre de sa politique de renationalisation décidée après son arrivée au pouvoir en 2006.

A l'occasion des célébrations de la Fête du Travail, le 1er mai, le président bolivier Evo Morales a annoncé la nationalisation de l'Entreprise nationale de télécommunication (ENTEL) gérée par la multinationale italienne Euro Telecom International, et de plusieurs filiales pétrolières. Une démarche qui s'inscrit dans le cadre de sa politique de renationalisation décidée après son arrivée au pouvoir en 2006.

Main basse sur le pétrole
"Aujourd'hui, nous nationalisons ENTEL. A partir d'aujourd'hui, ENTEL est entre les mains du peuple bolivien", a déclaré Evo Morales à la foule réunie sur la Place des Armes à La Paz, où avaient lieu les festivités.

Le président bolivien a également annoncé que l'Etat reprenait par décret le contrôle de la majorité des actions de trois filiales pétrolières à capitaux étrangers opérant en Bolivie. Cette décision concerne les sociétés Chaco (filiale de BP, British Petroleum), Transredes (filiale de la néerlandaise Shell) et CLHB, société à capitaux allemands et péruviens.

S'associer plutôt qu'être dominé
Auparavant, une cérémonie a eu lieu au palais présidentiel à La Paz pour la signature d'un accord par lequel l'Etat bolivien rachète la majorité des actions de la société pétrolière Andina, filiale du groupe espagnol Repsol-YPF, dans le cadre d'une démarche visant à renforcer la renationalisation des hydrocarbures entamée en mai 2006.

Cette démarche traduit la volonté de la Bolivie "d'avoir des associés et non des maîtres", a affirmé Evo Morales à cette occasion. "Le processus d'achat a été couronné de succès", a de son côté déclaré le ministre des Hydrocarbures, Carlos Villegas, pendant la cérémonie où le représentant de Repsol-YPF, Thomas Garcia, a signé le contrat de vente.

Une synergie entre secteurs privé et public
"Avec ce contrat, la Bolivie va récupérer la majorité des actions sur 18 champs pétrolifères et YPFB (la compagnie pétrolière nationale bolivienne) sera représentée tant au niveau de la direction que dans l'assemblée des actionnaires et l'administration", a expliqué le ministre qui n'a pas précisé le montant de l'opération.

"Aujourd'hui commence une nouvelle étape parce que notre participation conjointe" va permettre de donner "un exemple de synergie entre une entreprise d'Etat et une entreprise privée", a-t-il souligné.

Le résultat de vaines négociations
Après son arrivée au pouvoir, le gouvernement d'Evo Morales avait fait savoir qu'il comptait récupérer les actions des compagnies pétrolières privées ayant obtenu des concessions de l'Etat sous le mandat du président libéral Gonzalo Sanchez de Lozada (1993-97) qui avait privatisé le secteur des hydrocarbures et d'autres activités économiques clés.

Parallèlement aux pourparlers réussis avec Repsol-YPF, le gouvernement bolivien avait mené des négociations pour une prise de majorité dans les société pétrolières Chaco (filiale BP), Transredes (filiale Shell) et CLHB (Compañía Logística de Hidrocarburos de Bolivia), société à capitaux allemands et péruviens. Ces négociations n'ont apparemment pas abouti.

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